Véran (ou Vrain) fût évêque de Cavaillon vers la fin du VIème siècle et son souvenir comme pasteur fidèle à tous les devoirs des sa charge, gardien de la doctrine et ministre de la charité, ne s’est jamais effacé. Aussi a-t-il été é chois comme patron de la ville et du diocèse (uni depuis 1801à celui d’Avignon). Il était connu de Saint Grégoire de Tours qui l’a visité et a écrit de lui: «ce pontife u de grandes vertus en sorte que, souvent, avec la grâce de Dieu, il guérissait les malades par un signe de croix». On lui attribue la construction de la cathédrale antérieure à celle du XIIème siècle, dont l’autel tabulaire fut retrouvé en 1860.
Il siégea au concile de Macon de 585. La même année, il fut appelé par le roi franc Gontran pour enquêter sur l’assassinat de l’archevêque de Rouen par la reine Frédégonde. En 587, le roi Childebert II d’Austrasie lui demanda de tenir son fils Thierry sur les fonds baptismaux. En 589, il fit partie d’une commission d’évêques chargée l’ordre parme les moniales de l’abbaye de sainte Croix de Poitiers. La date de sa mort est inconnue. Selon une tradition immémoriale, il fut inhumé dans l’église de Fontaine-de-Vaucluse qui lui fût dédiée (comme l’attestedéjà un document de979) et qui conserve encore le sarcophage mérovingien qui paraît être son tombeau. Ses reliques, dont une partie avait été emportée à Jargeau prés d’Orléans au début du XIème siècle, ont été transférées (par mesure de sécurité) dans la cathédrale de Cavaillon le 7 juillet 1321 par l’évêque Pons Augier de Lagnes, en présence du poète Pétrarque. Sauvées en 1562 par les chanoines lors du saccage de la cathédrale par les troupes du baron des Adrets, elles ont été rendues en 1631 à la vénération des fidèles cavaillonnais.
Prière
Tu as voulu, Seigneur, que saint Véransoit
pour ton Eglise un vrai pasteur à
l’image de celui de l’Evangile:
Accorde encore à tes fidèles
d’éprouver le bienfait de son intercessions auprès de Toi.
Par Jésus Christ.