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Les 7 sacrements de l’Église catholique

Un sacrement est un geste qu’une parole accompagne dans lequel Dieu agit par l’intermédiaire d’un ministre ordonné (évêque, prêtre ou diacre) pour le salut des hommes.

Ils sont au nombre de 7 : le baptême, la confirmation, la confession, la communion ou eucharistie, l’ordination, le mariage et le sacrement des malades.

Le baptême 

Le Baptême est le plus beau et le plus magnifique des dons de Dieu… Nous l’appelons don, grâce, onction, illumination, vêtement d’incorruptibilité, bain de régénération, sceau, et tout ce qu’il y a de plus précieux. Don, parce qu’il est conféré à ceux qui n’apportent rien ; grâce, parce qu’il est donné même à des coupables ; Baptême, parce que le péché est enseveli dans l’eau ; onction, parce qu’il est sacré et royal (tels sont ceux qui sont oints) ; illumination, parce qu’il est lumière éclatante ; vêtement, parce qu’il voile notre honte ; bain, parce qu’il lave ; sceau, parce qu’il nous garde et qu’il est le signe de la seigneurie de Dieu (S. Grégoire de Naz., or. 40, 3-4 : PG 36, 361C)

Source : Catéchisme de l’Eglise catholique – Site du Vatican

La confirmation

 Le sacrement de la Confirmation constitue, avec le Baptême et l’Eucharistie, l’ensemble des sacrements de l’initiation chrétienne.

La confirmation est le sacrement de la croissance et de la maturité spirituelle. En lui s’accomplit le don du baptême. Il nous confirme dans la foi, approfondit les vertus et dons de l’Esprit Saint reçus au baptême. Il nous enracine dans la vie d’enfant de Dieu, renforce notre union au Christ et notre lien à l’Église et nous aide à témoigner de la foi chrétienne.

Dans la confirmation, comme dans tout sacrement, l’Esprit Saint se donne à nous en Personne. Dieu vient en nous et nous fait don de sa grâce pour nous unir à lui et nous rendre participants de sa vie divine. En la Personne divine de l’Esprit Saint, Dieu nous donne tout ce dont nous avons besoin pour accomplir notre baptême dans notre vie et être témoins du Christ.

Les dons de l’Esprit Saint ont été présentés dès l’Ancien Testament sous la forme d’une liste. On en identifie sept :

  • la science, c’est-à-dire, la connaissance de ce que Dieu veut ;
  • le conseil, soit la capacité à choisir le bien ;
  • la force, pour mettre en œuvre la volonté de Dieu ;
  • la crainte, qui est le respect aimant vis-à-vis de Dieu ;
  • la piété, autrement dit, l’affection filiale ;
  • l’intelligence, c’est-à-dire, une certaine connaissance du mystère de Dieu, toujours partielle ;
  • la sagesse, don le plus élevé, celui qui nous fait goûter Dieu.

Qui donne le sacrement de confirmation ?

C’est l’évêque qui donne la confirmation, il en est le « ministre ordinaire ».

Successeur des Apôtres, l’évêque représente donc pleinement l’Eglise d’aujourd’hui et d’hier, et sa présence manifeste l’intégration des confirmés à une Eglise qui transcende les siècles. S’il ne peut être présent, l’évêque délègue ses pouvoirs à un prêtre, souvent son vicaire général, qui confirme à sa place.

Le sacrement de réconciliation 

Il est appelé sacrement de conversion puisqu’il réalise sacramentellement l’appel de Jésus à la conversion (cf. Mc 1, 15), la démarche de revenir au Père (cf. Lc 15, 18) dont on s’est éloigné par le péché.

Il est appelé sacrement de Pénitence puisqu’il consacre une démarche personnelle et ecclésiale de conversion, de repentir et de satisfaction du chrétien pécheur.

Il est appelé sacrement de la confession puisque l’aveu, la confession des péchés devant le prêtre est un élément essentiel de ce sacrement. Dans un sens profond ce sacrement est aussi une « confession », reconnaissance et louange de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde envers l’homme pécheur.

Il est appelé sacrement du pardon puisque par l’absolution sacramentelle du prêtre, Dieu accorde au pénitent « le pardon et la paix » (OP formule de l’absolution).

Il est appelé sacrement de Harmonie retrouvée. Acte par lequel Dieu pardonne au pécheur repentant. Réconciliation car il donne au pécheur l’amour de Dieu qui réconcilie :  « Laissez-vous réconcilier avec Dieu  » (2 Co 5, 20). Celui qui vit de l’amour miséricordieux de Dieu est prêt à répondre à l’appel du Seigneur :  « Va d’abord te réconcilier avec ton frère  » (Mt 5, 24).

Source : Catéchisme de l’Eglise catholique – Site du Vatican

Dieu pardonne gratuitement les péchés de celui qui regrette sa faute et demande à en être libéré. 

Le pénitent reçoit le pardon de Dieu par l’intermédiaire d’un prêtre, à qui le Christ a donné pouvoir de remettre les péchés en son Nom.

L’Eucharistie – la communion 

L’Eucharistie est « source et sommet de toute la vie chrétienne » (LG 11).  « Les autres sacrements ainsi que tous les ministères ecclésiaux et les tâches apostoliques sont tous liés à l’Eucharistie et ordonnés à elle. Car la sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l’Église, c’est-à-dire le Christ lui-même, notre Pâque » (PO 5).

 « La communion de vie avec Dieu et l’unité du peuple de Dieu, par lesquelles l’Église est elle-même, l’Eucharistie les signifie et les réalise. En elle se trouve le sommet à la fois de l’action par laquelle, dans le Christ, Dieu sanctifie le monde, et du culte qu’en l’Esprit Saint les hommes rendent au Christ et, par lui, au Père  » (CdR, instr.  » Eucharisticum mysterium  » 6). 

Enfin, par la célébration eucharistique nous nous unissons déjà à la liturgie du ciel et nous anticipons la vie éternelle quand Dieu sera tout en tous (cf. 1 Co 15, 28).

L’Eucharistie est le résumé et la somme de notre foi :  « Notre manière de penser s’accorde avec l’Eucharistie, et l’Eucharistie en retour confirme notre manière de penser  » (S. Irénée, hær. 4, 18, 5).

Source : Catéchisme de l’Eglise catholique – Site du Vatican

Le sacrement de l’ordre

Au sein de l´Église catholique, le service de la communauté est assuré plus particulièrement par les évêques, les prêtres et les diacres, que l’on appelle « ministres ordonnés ».

Leur mission dans l´Église leur est confiée, au nom de Jésus Christ, par le sacrement de l´ordre, généralement appelé « ordination ». Le sacrement de l´ordre se caractérise par l´imposition des mains et la prière de consécration prévue. Le sacrement est conféré une fois pour toutes.

Le ministre ordonné manifeste à tous que c´est le Christ qui appelle, rassemble et envoie sur les chemins du monde.

Le sacrement de l’ordre comporte trois degrés :

  • l’épiscopat pour les prêtres appelés par le pape à devenir successeurs des apôtres auprès d’une Eglise particulière
  • le presbytérat pour les diacres appelés par leur évêque à devenir prêtre par l’ordination sacerdotale, collaborateurs des évêques ; ils sont envoyés au service d’une partie du peuple de Dieu (paroisse…)
  • le diaconat pour les hommes appelés par leur évêque à servir l’Eglise diocésaine à l’image du Christ Serviteur

Le diaconat permanent

Les diacres

Par leur ordination, les diacres signifient et rappellent à tout le peuple de Dieu, que l’Église ne doit cesser de manifester la charité du Christ pour tout homme. En particulier les plus pauvres, ceux qui sont à la marge.

Ils sont au sein de l’Église, et pour le monde, le signe du Christ serviteur « lui qui s’est anéanti en prenant la condition de serviteur et devenant semblable aux hommes » (Ph 2,7). Le geste du lavement des pieds (Jn 13) est le signe par excellence du Dieu qui vient à la rencontre de l’homme par un chemin bouleversant, celui du service.

Les diacres permanents

« Diacre » vient du mot grec « diaconos » qui signifie « serviteur ». Le diacre est un homme  marié ou célibataire qui a répondu à un appel de l’Eglise catholique pour être signe du[…]

L’ordination des prêtres

Les prêtres sont ordonnés par l´évêque de leur diocèse.

Ils sont co-responsables de l´Église locale : le prêtre est défini comme coopérateur, collaborateur de l´évêque. Il est « envoyé » (un don fait) à une communauté, il n´en est pas le délégué.

Ses missions peuvent s´exercer dans des cadres très divers. Mais, quelle que soit la charge que le prêtre a reçu (une ou plusieurs paroisses, une aumônerie ; …), sa présence consiste toujours à éveiller chacun au Christ, à sa parole libératrice.

L’ordination des prêtres

Le 29 juin, l’Église fête saint Pierre et saint Paul. Différents et complémentaires, l’un et l’autre nous rappellent que l’Église est fondée sur les apôtres. C’est aux alentours de cette date que la majorité des ordinations de nouveaux prêtres a lieu. 

L’ordination épiscopale

Les évêques

Le mot « évêque » vient du grec episcopos, qui désigne la mission de veiller sur la communauté, de la protéger, pour que celle-ci se comporte le plus justement possible en véritable peuple de Dieu.

Les évêques reçoivent, comme les Apôtres, la plénitude du sacrement de l’Ordre. Ils sont garants de l´annonce de la foi et de l’Évangile dans leur diocèse. Ils sont responsables quant à l’administration des sacrements, avec toutes les questions pastorales que cela soulève aujourd’hui. Enfin, les évêques exercent une responsabilité de gouvernement – appelée aussi « charge pastorale », au nom du Christ, envers « la portion du peuple de Dieu -diocèse- qui lui est confiée ».

Le sacrement du mariage

« L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants, a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement  » (CIC, can. 1055, § 1).

Le Mariage dans le dessein de Dieu

L’Écriture Sainte s’ouvre sur la création de l’homme et de la femme à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26-27) et s’achève sur la vision des  » noces de l’Agneau  » (Ap 19, 7. 9). D’un bout à l’autre l’Écriture parle du mariage et de son  » mystère « , de son institution et du sens que Dieu lui a donné, de son origine et de sa fin, de ses réalisations diverses tout au long de l’histoire du salut, de ses difficultés issues du péché et de son renouvellement  » dans le Seigneur  » (1 Co 7, 39), dans l’Alliance nouvelle du Christ et de l’Église (cf. Ep 5, 31-32).

Le sacrement des malades

La maladie dans la vie humaine

La maladie et la souffrance ont toujours été parmi les problèmes les plus graves qui éprouvent la vie humaine. Dans la maladie, l’homme fait l’expérience de son impuissance, de ses limites et de sa finitude. Toute maladie peut nous faire entrevoir la mort.

La maladie peut conduire à l’angoisse, au repliement sur soi, parfois même au désespoir et à la révolte contre Dieu. Elle peut aussi rendre la personne plus mûre, l’aider à discerner dans sa vie ce qui n’est pas essentiel pour se tourner vers ce qui l’est. Très souvent, la maladie provoque une recherche de Dieu, un retour à Lui.

Le Christ – médecin

1503 La compassion du Christ envers les malades et ses nombreuses guérisons d’infirmes de toute sorte (cf. Mt 4, 24) sont un signe éclatant de ce  » que Dieu a visité son peuple  » (Lc 7, 16) et que le Royaume de Dieu est tout proche. Jésus n’a pas seulement pouvoir de guérir, mais aussi de pardonner les péchés (cf. Mc 2, 5-12) : il est venu guérir l’homme tout entier, âme et corps ; il est le médecin dont les malades ont besoin (cf. Mc 2, 17). Sa compassion envers tous ceux qui souffrent va si loin qu’il s’identifie avec eux :  » J’ai été malade et vous m’avez visité  » (Mt 25, 36). Son amour de prédilection pour les infirmes n’a cessé, tout au long des siècles, d’éveiller l’attention toute particulière des chrétiens envers tous ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme. Elle est à l’origine des efforts inlassables pour les soulager.

Source : Catéchisme de l’Eglise catholique – Site du Vatican