L’édito du père Pascal… (suite)
Dans son récent discours à l’Élysée et aussi à la cathédrale Saint Étienne de Metz, le pape Léon XIV, comme au jour de son élection, se présentait comme le héraut d‘une paix désarmée et désarmante. A Lourdes, il nous a demandé de consacrer ce mois à la prière pour la paix entre les peuples en conflit.
Nous nous retrouverons à la chapelle saint Roch pour répondre à cet appel, mais aussi, je l’espère, dans les églises paroissiales de nos villages.
Ce mois d’octobre est aussi le mois des missions. D’ailleurs, son premier jour est celui choisi par l’Église pour célébrer Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, patronne des missions. L’Église existe pour évangéliser, et le souci pour l’annonce de la bonne nouvelle caractérise depuis un siècle ce mois d’octobre.
Si pendant longtemps le regard missionnaire était tourné vers les terres lointaines, il est désormais évident qu’il concerne aussi la multitude de nos proches contemporains qui ne connaissent pas encore le Christ.
Nous sommes appelés à renouveler l’expérience de notre joie de connaitre le Christ et à l’annoncer à tous comme la conséquence naturelle qui en découle.
Cette communauté qui évangélise est structurée organiquement.
Non pas pour s’extasier sur elle-même et sur son inimitable architecture, mais pour manifester l’unité à laquelle le Christ l’a appelée, et ainsi, conduire à Lui le plus grand nombre.
Les envois en missions de ce dimanche 4 octobre répondent à cette logique.
Nous appartenons au même Secteur Pastoral. Le Christ nous envoie annoncer le royaume, la proximité de Dieu, la possibilité pour l’humanité de vivre de l’amour du Père, en formant dans le Christ une fraternité, avec la puissance de l’Esprit.
La bonne nouvelle à annoncer se transmet par une communauté toujours plus accueillante dans laquelle le service gratuit est une réalité, et l’attention aux plus pauvres et aux plus fragiles une priorité.
A cet effet, n’oublions pas le quatre vingtième anniversaire du Secours Catholique qui sera célébré ici à Pertuis ce 17 octobre prochain.
L’œuvre du Secours Catholique est à saluer et à soutenir, mais attention, le soin des pauvres n’est pas réservé à quelques spécialistes qui auraient “cette sensibilité”.
Il découle de notre vocation baptismale et concerne l’ensemble de la communauté.
Parmi les pauvres, les migrants constituent une catégorie spécifique.
Ceux qui ont quitté leur terre pour des raisons multiples et variées sont aussi le visage du Christ souffrant. Ce regard est plus authentique que celui qui consiste à voir en eux des envahisseurs ou des facteurs de gêne.
Ouvrons très largement nos cœurs et nos mains à ceux qui se retrouvent dans nos espaces. Que leur humanité nous suffise pour les accueillir et les intégrer
Le chemin de la mission est jonché d’obstacles, mais nous avons, l’Évangile est là pour nous sortir des impasses liées aux difficultés de notre mission qui est unique bien qu’elle prenne diverses formes.
Comme le disait Mgr Rodhain, fondateur du Secours Catholique, « la vie de l’homme, c’est une suite d’échecs, une longue souffrance. En face de chacune de ces énormes difficultés, je reprends la Bible. Il n’y a rien de tel que la Bible pour se retrouver sur ses pieds ! »
Avec notre Dame du Rosaire, prions pour la paix, prenons notre part dans la mission en commençant par fleurir là Dieu nous a planté ici, dans le secteur Pastoral de Pertuis, et ouvrons nos cœurs aux pauvres et particulièrement aux migrants.