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La Semaine Sainte.. une semaine à vivre avec le Christ!

À l’approche de la Semaine Sainte, chacun de nous est invité à marcher avec le Christ, jour après jour, pour entrer avec lui à Jérusalem, passer par sa Passion et accueillir la joie de sa Résurrection. À travers chaque célébration, nous ne faisons pas « seulement mémoire » d’événements passés : nous les vivons aujourd’hui, unis au Seigneur qui donne sa vie pour nous et nous ouvre un chemin de vie nouvelle.

Dimanche des Rameaux : acclamer… et trahir

Ce week-end, nous ouvrons la Semaine Sainte avec la bénédiction des branches d’olivier et les différentes processions du Dimanche des Rameaux. Nous acclamerons Jésus, humble roi, qui entre à Jérusalem sur un petit âne, tandis que la foule agite des branches d’olivier ou de palmier.

Mais, au cours de la même messe, nous écoutons le récit de la Passion. Celui que nous acclamons est aussi celui que nous trahissons, renions, abandonnons. Le Dimanche des Rameaux nous place devant cette vérité : notre cœur est partagé, capable de louer Dieu le matin et de l’oublier l’après-midi. Entrer en Semaine Sainte, c’est accepter de marcher avec Jésus jusque dans cette contradiction, pour laisser sa miséricorde unifier notre vie.

Lundi Saint : la messe chrismale, l’Église rassemblée autour de son évêque

Le Lundi 30 mars, nous sommes invités à la messe chrismale à 18h30 à la cathédrale Saint-Siffrein de Carpentras, présidée par notre archevêque, Mgr François Fonlupt. C’est une grande célébration diocésaine où l’évêque bénit les huiles pour les sacrements de l’année : l’huile des catéchumènes pour ceux qui se préparent au baptême, le saint chrême pour les baptêmes, confirmations et ordinations, et l’huile des malades pour ceux qui souffrent dans leur corps ou leur esprit.

Ce soir-là, les prêtres renouvellent aussi leurs promesses de fidélité et d’obéissance à l’évêque. En y participant, nous découvrons que notre foi dépasse les frontières de la paroisse : nous faisons corps avec toute l’Église diocésaine. C’est une belle manière d’entrer dans la Semaine Sainte, en nous rappelant que nous vivons ces jours saints non pas chacun de notre côté, mais en communion avec toute l’Église.

Mardi Saint : demander pardon avec le sacrément de la réconciliation

Le Mardi 31 mars, à 11h à l’église de Flassan et à 18h30 à l’église de Caromb, nous sommes invités à vivre le sacrement de la réconciliation. C’est un temps privilégié pour demander pardon au Seigneur, laisser sa lumière entrer dans notre conscience et recevoir son pardon dans le sacrement de la Réconciliation.

Après avoir acclamé Jésus le jour des Rameaux, nous venons reconnaître humblement les fois où nous l’avons trahi dans notre vie quotidienne : paroles qui blessent, indifférence, manque de confiance, refus de pardonner. Le Seigneur ne nous condamne pas ; il nous relève et nous remet en route. Ces rendez-vous nous permettrons d’alléger notre cœur avant de célébrer la Passion et la Résurrection : le pardon de Dieu ouvre la porte à la joie pascale.

Jeudi Saint : le repas de la dernière Cène et le service

Le Jeudi Saint, 2 avril, à 18h30 à l’église de Mazan, nous célébrerons la messe de l’institution de l’Eucharistie et le lavement des pieds. Ce soir-là, nous ferons mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Il nous donne son Corps et son Sang sous les signes du pain et du vin : « Faites ceci en mémoire de moi ». L’Eucharistie n’est pas seulement un rite ; c’est le Christ lui-même qui se fait nourriture pour notre route.
Dans le geste du lavement des pieds, Jésus se met à genoux devant ses disciples et se fait serviteur. Il nous montre que son amour n’est pas un discours, mais un service concret, humble, discret. Son geste vers ses disciples fera jaillir spontanément en nous ces questions : à qui suis-je appelé à laver les pieds aujourd’hui ? Qui ai-je à servir dans ma famille, dans la paroisse, dans le monde, auprès des plus pauvres ?

La nuit d’adoration : veiller avec Jésus

À la fin de la messe du Jeudi Saint, le Saint-Sacrement est porté au reposoir. La messe s’achève dans le silence, sans bénédiction finale. Une nuit d’adoration est proposée devant le Saint-Sacrement à l’église de Mazan, pour veiller auprès de Jésus dans son agonie à Gethsémani, dans son procés auprès des autorités juives et sa nuit de solitude en prison avant sa condamnation.Dans cette nuit, nous sommes comme les apôtres invités à veiller une heure avec lui. Nous pouvons déposer devant le Seigneur nos peurs, nos angoisses, nos intentions de prière pour la paix, pour l’Église, pour les malades, pour nos proches. Rester un moment en silence devant Jésus présent dans l’hostie consacrée, c’est le laisser consoler notre cœur et nous préparer à l’épreuve du Vendredi Saint.

Vendredi Saint : suivre le chemin de sa Passion et adorer la Croix

Le Vendredi Saint, l’Église ne célèbre pas l’Eucharistie. Elle se tient au pied de la Croix. À 15h, un chemin de Croix est proposé à Mazan, à Caromb et à la chapelle de Nazareth à Bédoin, pour méditer les étapes de la Passion du Christ. Station après station, nous marchons derrière Jésus qui porte sa croix, écrasé par la violence et la haine, mais habité d’un amour plus fort que la mort.

Le soir, à 18h30 à l’église de Bédoin, nous célébrerons la Passion du Seigneur et la vénération de la Sainte Croix. Nous écouterons le récit de la Passion selon saint Jean, puis nous viendrons nous incliner, embrasser ou toucher la Croix, signe de l’amour infini de Dieu pour nous. Adorer la Croix, ce n’est pas glorifier la souffrance, mais reconnaître que Jésus a transformé la mort en passage vers la vie. C’est lui remettre nos propres croix pour qu’il les porte avec nous.

Samedi Saint : silence, veille et attente

Le Samedi Saint est un jour de silence. Le Seigneur repose au tombeau. L’Église ne célèbre aucun sacrement, elle demeure dans l’attente. C’est un temps souvent difficile à vivre, car nous n’aimons pas le vide ni l’incertitude. Pourtant, ce jour nous apprend à espérer quand nous ne voyons plus rien, à faire confiance à Dieu dans la nuit de la foi.
Nous sommes invités à prendre ce temps pour un recueillement plus profond : une visite à l’église, un temps de méditation, un moment de prière en famille autour d’une icône ou de la croix. C’est aussi l’occasion de nous préparer intérieurement à la grande nuit de Pâques, en relisant les lectures de la Vigile pascale ou le récit de l’Exode.

La Veillée pascale : passer avec le Christ de la mort à la vie

Le cœur de toute l’année liturgique est la Veillée pascale, célébrée cette année le samedi 4 avril à 21h à l’église de Caromb. Nous commencerons dans la nuit, à l’extérieur, autour du feu nouveau. Le cierge pascal sera allumé, signe du Christ ressuscité, lumière qui brille dans nos obscurités. En entrant dans l’église à sa suite, nous manifesterons que nous voulons suivre la lumière du Ressuscité.

La liturgie de la Parole nous fera traverser toute l’histoire du salut, des origines du monde jusqu’à la Résurrection du Christ. Puis, grande joie pour notre paroisse : cinq adultes recevront le sacrement du baptême, plongés dans la mort et la résurrection du Christ. En les voyant renaître à la vie nouvelle, nous sommes invités à renouveler nous-mêmes les promesses de notre baptême, à renoncer au mal et à proclamer notre foi. La Veillée pascale est la nuit où la mort est vaincue, où l’espérance redevient possible pour chacun de nous.

Le jour de Pâques : vivre sa Résurrection dans nos vies

Le Dimanche de Pâques, 5 avril, nous célébrerons la messe à 10h à Mazan et à 11h à Caromb. C’est le jour où l’Église entière proclame : « Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! » La joie pascale n’est pas une simple joie humaine : elle vient de ce que rien, pas même la mort, ne peut nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus.
Vivre Pâques, c’est laisser la Résurrection transformer concrètement nos vies : croire que le pardon est possible, qu’une relation peut renaître, qu’une situation bloquée peut trouver un chemin. C’est accueillir la présence du Ressuscité dans notre quotidien, dans nos familles, dans nos engagements, dans la mission de notre paroisse.

Cette année, en marchant avec le Christ depuis les Rameaux jusqu’au jour de Pâques, demandons la grâce de ne plus être de simples spectateurs, mais de véritables disciples, unis à lui dans sa Passion et dans sa gloire.