14 Septembre : fête de la Croix Glorieuse, mystère d’anéantissement et de victoire pascale
Le 14 septembre, l’Église célèbre la Croix glorieuse, fête également connue sous le nom d’«Exaltation de la Sainte Croix», dont l’origine historique remonte au IVe siècle. Elle appelle les croyants à tourner leur regard vers l’instrument sur lequel le Christ a souffert et a rendu son dernier souffle, afin d’offrir à tous les hommes le salut.
«Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom» (Ph 2, 8-9): les mots de l’apôtre saint Paul, dans l’hymne aux Philippiens proposé comme lecture de la fête de la Croix glorieuse, traduisent le mouvement que représente la Croix où Jésus fut crucifié.
De bas en haut, de l’abaissement dans l’humanité jusqu’à l’élévation dans la gloire des Cieux, où le Crucifié-Ressuscité prend avec Lui ceux qu’Il a sauvés. Par le sacrifice de Jésus-Christ sur la Croix, la rédemption est pleinement accomplie. Paradoxe étonnant, que la raison seule ne peut dépasser, l’instrument du supplice «est devenu source de vie, de pardon, de miséricorde, signe de réconciliation et de paix», expliquait Benoît XVI en 2008. Nul dolorisme ni idolâtrie matérielle dans l’Exaltation de la Sainte Croix, mais action de grâce et invitation à «trouver sous son aile un refuge» (Ps 91), car c’est «sur ce bois que Jésus nous révèle sa souveraine majesté (…). Au milieu de nous se trouve Celui qui nous a aimés jusqu'à donner sa vie pour nous, Celui qui invite tout être humain à s’approcher de lui avec confiance», affirmait encore le Pape François.
Historiquement, la fête de la Croix glorieuse est liée à la dédicace de la basilique du Saint-Sépulcre, que l’empereur Constantin fit construire à Jérusalem en 335, suite à un voyage que fit sa mère, sainte Hélène, dans la ville sainte, lors duquel elle fut convaincue d'avoir retrouvé sur le Mont Calvaire la vraie croix du Christ. L’édifice recouvre à la fois le Calvaire et le tombeau du Christ, honorant donc à la fois la mort et la Résurrection du Seigneur.
La fête rappelle aussi qu’en 630 l’empereur Héraclius reconquit la sainte Croix, prise à Jérusalem comme butin de guerre par les Perses: elle fut solennellement ramenée au Saint-Sépulcre par l’empereur lui-même.
Progressivement, la fête fut célébrée dans toute l'Église, et des parcelles de la précieuse relique furent distribuées à travers le monde chrétien.
Tournons notre regard vers Jésus en Croix et avec Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix ( Edith Stein) faisons nôtre la prière suivante :
«Regarde en haut vers la Croix:
Elle étend ses poutres,
Comme quelqu’un qui ouvre ses bras,
Comme s’Il voulait embrasser le monde entier:
Venez vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau…
Du sol, elle s’élève jusqu’au ciel
Et aimerait tous les emporter là-haut.
Embrasse seulement la Croix, ainsi Tu le possèdes,
Lui qui est vérité chemin et vie.
Si Tu portes Ta Croix, elle-même Te porte
Et devient pour Toi béatitude».
(Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, extrait de Signum Crucis 16 novembre 1937)
D'après Vatican News