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Elections municipales des 15 et 22 mars 2026 : quelques clés de discernement

En cette période de Carême où nous tournons déjà nos regards vers le Ressuscité en essayant de conformer de plus en plus nos coeurs au Sien, nous ne pouvons nous dispenser de réfléchir sérieusement aux élections qui approchent.

Parfois, l'on nous demande : "pour qui voter ?" Cette question reste personnelle. Chacun de nous doit discerner en conscience, selon ses convictions. Il n'est pas possible de prétendre qu'un parti, une mouvance ou un candidat politique corresponde complètement aux exigences de la foi et de la vie chrétiennes (cf. Compendium de la Doctrine sociale de l'Eglise, 573). Tout choix, tout discernement avant de voter se doit d'être critique.

Dans notre discernement, quelques éléments de réflexion sont incontournables :

  • tout choix doit être enraciné et tendre à la recherche du bien commun (cf. lettre apostolique Octogesima adveniens, Paul VI) ;
  • ceux qui exercent une autorité doivent l'exercer comme un service ;
  • les pouvoirs politiques sont tenus de respecter les droits fondamentaux de toute personne humaine, y compris donc le respect de la vie, de son commencement jusqu'à sa fin (Catéchisme de l'Eglise Catholique, §2234).

Certes, les conseillers municipaux n'ont pas de compétence spécifique en matière de bioéthique ; cependant, ils sont grands électeurs et sont ainsi obligés de participer à l'élection de nos sénateurs, qui, eux, ont une compétence fondamentale quant aux choix sociétaux, et ce, eu égard aux débats parlementaires actuels. Participer aux élections sénatoriales est un devoir pour tout conseiller municipal : s'y soustraire l'expose à une amende.

Le choix de nos maires et de nos conseillers municipaux doit donc être réfléchi et discerné à la lumière de leurs propres positions et affirmations. S'ils adhèrent à un parti politique, ou bénéficient de leur soutien, il faut aussi s'interroger sur les positionnements de ces formations. N'hésitez pas interroger les candidats de votre commune ! Ils sont là pour chacun de nous.

Les débats sociétaux actuels sont trop graves pour que nous fassions la sourde oreille en préférant rester dans notre confort égoïste ou en pensant que nous ne sommes pas concernés.

Prenons le temps du discernement, en ayant toujours en tête que tout citoyen a le devoir moral d'exercer son droit de vote pour contribuer, avec les pouvoirs civils, au bien de la société (Catéchisme de l'Eglise catholique,§2239-2240). Rendons à César ce qui lui appartient, et rappelons nous toujours que tout acte envers l'un de nos prochains nous engage aussi envers Dieu lui-même.

Les chrétiens résident dans leur propre patrie, mais comme des étrangers domiciliés. Ils s'acquittent de tous leurs devoirs de citoyens et supportent toutes leurs charges commes des étrangers (...). Ils obéissent aux lois établies, et leur manière de vivre l'emporte sur les lois (...). Si noble est le poste que Dieu leur a assigné qu'il ne leur est pas permis de déserter. (Epître à Diognète)