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MOT DU CURÉ

Dimanche des Rameaux et de la Passion : le salut est venu avec Jésus

Combien de fois avez-vous entendu ce récit évangélique de la Passion du Seigneur ? Sans doute de nombreuses fois… Et en cette année 2026, nous écouterons une fois de plus ce récit tiré de l'Évangile selon Matthieu.

Entrer dans la Semaine Sainte, pour l’Église, c’est entrer dans ce mouvement de transformation du temps qui s’opère dans la grande oeuvre de salut accomplie par le Christ : par sa mort et sa résurrection, le Christ révèle la fin de ce monde et le commencement d’un monde à venir. Le récit de l’évangile de la liturgie des Rameaux nous montre comment la foule des disciples sait reconnaître en celui qui vient : le Roi humble et pauvre, béni de Dieu, à l’image des bergers qui avaient accueilli la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur. Les évangélistes ont écrit une histoire unique de la Passion, celle de Jésus-Christ qui meurt, conformément aux Écritures.

L’entrée de Jésus à Jérusalem dans le bruissement des palmes et le cri des « Hosanna ! » ne doit pas faire oublier que ce fut là un triomphe éphémère. Le véritable est celui qui vient au-delà de la Passion et de la mort : le seul triomphe est celui du dimanche de Pâques.

En ce début de la Semaine Sainte, nous voici parvenus à l’heure de la Pâque du Christ. Il sait que son heure est arrivée. Ce sera pour Lui l’heure de la sortie de ce monde et de son retour vers le Père à travers sa mort et sa résurrection. C’est la Pâque de l’innocent et après : sa victoire sur la Croix, voilà ce qui éclate tout au long de la Passion.

Ayant entendu toutes les épreuves que l’accusation pouvait produire, Pilate déclare : « Je ne trouve rien de coupable en cet homme ». Il le redira à plusieurs reprises. Hérode, roi de Galilée, reconnaît implicitement cette innocence en renvoyant Jésus à Pilate. Les femmes crient à leur manière cette innocence. Le bon larron, qui s’y entend en culpabilité, fait cette remarque : « Nous, oui ; mais lui n’a rien fait de mal ».

Après la mort de Jésus, le centurion de garde proclame l’innocence du condamné : « Cet homme était un juste ». Enfin, quand tout est fini, les foules repartent « en se frappant la poitrine ». Ainsi Jésus est-il le type de la victime innocente. Il est l’Innocent.

Sa Passion est un drame où chacun de nous doit savoir s’engager, comme Simon de Cyrène, «pour porter la croix de chaque jour derrière Jésus». Lui, le Fils de Dieu, a voulu vivre dans la vérité de sa condition humaine : Il a connu la souffrance, l’humiliation, l’angoisse face à la mort: sur la croix, nous l’avons entendu pousser ce grand cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Ces paroles sont tirées du psaume 21 qui se termine par un cri de confiance : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. »

Nous sommes tous appelés à faire partie de cette foule immense qui acclame son Sauveur. En ce jour, nous suivons le Christ qui entre dans le drame de sa Passion et de sa mort. Il a besoin de nous pour veiller avec lui, même si c’est une petite heure. Vivre cette Semaine Sainte, c’est un engagement de tous les jours et de tous les moments.

C’est ainsi que nous sommes appelés à suivre Jésus jusqu’au bout, jusque dans sa mort sur la croix. Alors, n’ayons pas peur de dire à notre monde que la violence, la guerre, la souffrance et la mort n’auront pas le dernier mot. Nous sommes tous destinés à la Vie.

Bonne Semaine Sainte à tous,

Père William