Témoignage : « En pèlerinage avec les pères de famille, le Seigneur m’a rejoint »

25 octobre 2017

En septembre, de l’abbaye de Sénanque jusqu’à Pernes-les-Fontaines, en passant par Venasque et Notre-Dame de Vie, une vingtaine de pères de famille, avec leurs sacs à dos, ont marché, chanté et prié lors du 8ème pèlerinage des pères de famille du Vaucluse.
Karl, jeune père de deux enfants, habitant à Montfavet, a fait partie de l’aventure.

Entretien tiré de l’émission « Pourquoi le taire ? » de Martine Racine, sur RCF Vaucluse.

Comment avez-vous découvert cette initiative ?

J’ai reçu par courriel, l’information qu’un pèlerinage de 2 jours et demi (du 8 au 10 septembre) était organisé ; et j’ai voulu tenter l’aventure pour voir ce que cela pouvait m’apporter et où je pouvais aller pour atteindre la sainteté.

Marcher dans la nature et lâcher femme et enfants !

C’est cela : se retrouver seul, avec Jésus et Marie...et les amis, bien entendu !

Combien étiez-vous ?

Au total, nous étions 20. Cela a permis de nous connaître dans une rencontre humaine chaleureuse ; cela nous a appris aussi à prier.

Comment avez-vous été accueillis à Sénanque ?

Les frères nous ont reçus les bras ouverts. On a célébré la Messe à la chapelle.

L’ambiance ?

Le silence, l’amour, la sainteté et la prière.

Mais vous avez quand même discuté ?

Oui bien sûr, tous ensemble. Cela s’est passé très simplement, plus simplement que ce que j’avais imaginé ! On était aux anges !!!

Les frères de Sénanque vous ont donc merveilleusement bien accueillis le vendredi soir ; où avez-vous dormi ?

Certains ont dormi à la belle étoile ; pour ma part, j’ai préféré dormir avec d’autres à la bergerie.

Avez-vous été accompagnés par plusieurs religieux ?

Non, seulement par le Père Yannick Ferraro qui nous a magnifiquement bien accueillis ; oui, nous avons eu la chance qu’il soit avec nous 1 jour et demi pour la marche, la prière, le chapelet….et ma foi a bien grandi !

Et le matin ?

Au lever, le samedi matin, nous sommes allés à la messe ; puis nous avons pris notre petit déjeuner dans la cantine des moines : ce fut un temps de partage suivi de la vaisselle ; ensuite, après avoir dit au revoir aux moines, nous sommes partis pour notre petite excursion.
Entre Sénanque et Notre -Dame de Vie, nous avons fait une vingtaine de kilomètres en empruntant un peu de route mais surtout des chemins, tout à fait praticables, dans la nature... et dans l’amour du Christ.

La nature est belle ?

Oui, on était en osmose avec la nature ; on se sent aimé...la prière nous y aide !
Ce pèlerinage nous a permis de nous connaître et de partager l’amour.

Avez-vous tout lâché ?

Oui, tout à fait ; certes, on pense toujours à nos familles, mais c’est un moment où on est soi-même.

Donc vous êtes arrivés à Notre-Dame de Vie samedi soir. Comment cela s’est-il passé ?

Encore un accueil formidable ! J’ai eu l’impression d’être accueilli comme un roi !
A Notre-Dame de Vie, nous avons découvert la vie du Père Marie-Eugène.
Puis, à la chapelle, j’ai eu la grâce d’avoir des frissons pendant une bonne heure ; je me suis laissé emporter, avec l’impression que tous mes soucis s’envolaient et que la sainteté se posait sur moi. Je découvre cela maintenant et je veux exhorter tous les pères de famille à faire ce pèlerinage pour découvrir la sainteté.

Vous avez eu un grand choc en fait, c’est ça ?

Oui, car c’est la première fois que cela m’arrive, d’être dans les bras de Jésus. J’ai un grand réconfort au fond de moi-même. C’est un peu difficile à expliquer, à transmettre cela, mais c’était bien de la chaleur humaine que m’a donnée Jésus. J’ai pleuré me retrouvant à la fois isolé et en même temps c’était comme une lumière qui entrait dans mon cœur.
Ça m’a libéré de tout souci : je ne pensais même plus à ma famille, je ne pensais qu’à moi-même ; cela peut paraître égoïste mais c’est ainsi que j’ai reçu Jésus.
Cela a été quelque chose de magnifique, d’inexplicable, et je souhaite qu’une telle chose arrive à tout le monde.

Cela vous était-il déjà arrivé ?

Oui, quand j’avais 5 ou 6 ans. On a enterré ma grand-mère quand je suis né et j’ai toujours cru que mon ange gardien était ma grand-mère. Au fil des années, malgré tout, j’ai perdu un peu la foi en Dieu. Et je suis très heureux d’avoir retrouvé Jésus dans mon cœur !

C’est un cadeau ?

C’est une très grande Providence et un très grand cadeau !

Est-ce que ça change votre vie ?

Oui, avoir fait ce pèlerinage a déjà changé des choses pour moi et va continuer d’en changer, je crois. Le Seigneur m’a rejoint et j’en suis très heureux.

Redites-moi la beauté de ce pèlerinage ?

Être à pied et se redire à soi-même qu’on est capable de marcher, d’affronter de petits obstacles. Cela permet ainsi de se remettre en question, d’aller au-delà de ses capacités, avec foi !
L’amour des frères est très important aussi, apportant partage et réconfort journalier.
La récitation du chapelet dans la nature est aussi un temps merveilleux. Tout cela m’a ouvert grandement l’esprit. C’est une expérience unique que je recommande à tout père de famille.

L’année prochaine, serez-vous là ?

Oui je serai là, je l’espère, avec d’autres nombreuses personnes que j’aurai contactées cette année !