Institué par le pape François en 2015, ce « Temps pour la Création » est célébré dans le monde entier par les communautés chrétiennes.
Le thème pour 2025 est : « Semences de paix et d’espérance » avec pour symbole le Jardin de la paix, inspiré du Livre d’Isaïe (32, 14-18).
À l’occasion du dixième anniversaire de l’institution de cette journée, qui coïncide avec la publication de l’encyclique Laudato si’ et avec l’année jubilaire « Pèlerins d’espérance" ce thème prend une signification plus forte et plus profonde.
Avec l’image de la semence, maintes fois citée dans la prédication de Jésus, le pape Léon XIV explicite la comparaison avec le grain de blé qui doit mourir pour porter du fruit (cf. Jn 12, 24). La semence se livre entièrement à la terre et là, par la force disruptive de son don, la vie germe, même dans les endroits les plus inattendus, avec une capacité surprenante à générer l’avenir.
Ainsi, en Christ, nous sommes « semences de paix et d’espérance ». Les paroles prophétiques d’Isaïe, « Un esprit d’en haut sera répandu sur nous », accompagneront l’initiative œcuménique « Temps de la Création » du 1er septembre au 4 octobre, réitérant la nécessité d’actions concrètes capables de transformer le désert, aride et desséché, en un jardin, lieu de repos et de sérénité.
La justice environnementale, implicitement annoncée par les prophètes, ne peut plus être considérée comme un concept abstrait ou un objectif lointain. Elle représente une nécessité urgente, qui va au-delà de la simple protection de l’environnement. Il s’agit en réalité d’une question de justice sociale, économique et anthropologique. Pour les croyants, c’est en outre une exigence théologique qui, pour les chrétiens, a le visage de Jésus-Christ, en qui tout a été créé et racheté. Dans un monde où les plus fragiles sont les premiers à subir les effets dévastateurs du changement climatique, de la déforestation et de la pollution, le soin de la création devient une question de foi et d’humanité.
Parmi les initiatives de l’Église qui sont comme des graines semées dans notre champ, rappelons le projet Borgo Laudato Si’, que le pape François nous a laissé en héritage à Castel Gandolfo, comme une graine qui peut porter des fruits de justice et de paix. Il s’agit d’un projet d’éducation à l’écologie intégrale qui se veut un exemple de la manière dont on peut vivre, travailler et former une communauté en appliquant les principes de l’encyclique Laudato si’.
Le message du Pape Léon XIV (en pièce jointe) invite à saisir cette occasion unique de « garder et cultiver" le jardin du monde (cf. Gn 2, 15) ».
Il s’agit donc de travailler, de prendre soin et de protéger la terre, en se basant sur le respect mutuel entre l’être humain et la nature.
D’après le site du Dicastère pour le service du développement humain intégral